23 janvier 2010 00:00:00
Bachir Kerroumi, un Mandela des handicapés
Le style de la maison n'est pas de faire pleurer dans les chaumières et Bachir Kerroumi n'aimerait guère plonger dans le misérabilisme. Mais tout de même... Lorsque l'on naît dans un quartier populaire d'Oran dans une famille ouvrière, avec des parents qui divorcent, que l'on débarque à 15 ans seul et sans papiers en Bretagne, qu'à 18 ans on devient aveugle - un voile rouge de vaisseaux éclatés qui envahit les yeux -, il y aurait de quoi plonger dans le fatalisme. Mais le mektoub de Bachir est de "ne pas se laisser enfermer dans le ghetto". Il entre dans un club de judo et devient ceinture noire, "le premier aveugle à atteindre ce niveau" à l'époque. Il poursuit des études de gestion, ne demande pas aux profs de s'adapter, c'est lui qui s'adapte.



